Qui suis-je ?
Le Gard m’a façonné, le soleil de Nîmes, les ruelles d’Alès mais ce sont surtout les rencontres qui transforment, qui éveillent et les défis dans l’arbitrage de basket-ball au plus haut niveau, qui m’ont réellement construit.
Je n’ai pas appris dans les livres. Je me suis formé au fil de la vie elle-même : ses exploits, ses blessures, ses réussites et en consacrant prés de quarante années au basket-ball.
À 28 ans, tout a basculé lorsque je me suis posé la question : Pourquoi suis-je devenu arbitre de basket-ball ?


J’ai compris que le règlement ne suffisait pas pour gérer les personnalités sur un terrain. Il fallait mon cœur, ma sincérité, mon authenticité.
Depuis, une conviction ne m’a plus quitté : Je peux réussir dans l’exigence la plus extrême sans jamais renoncer à la bienveillance et au respect, et en étant toujours en entière responsabilité de tout ce qui m’arrive.


Dès mon arrivée en première division, avec mon ami Nicolas Maestre, nous nous répétons sans cesse, qu’il était essentiel d’être exemplaire en termes d’attitudes, de comportements, que nous représentions la Fédération Française de Basket-Ball, la France lors de nos multiples voyages, et tout cela en recherchant la justesse de nos coups de sifflet pendant les rencontres.
Sur les terrains, mon ami Nicolas Raimbault me décrit en disant : « Régis, il n’est pas là pour avoir raison, il est là pour avancer. »


Pendant 25 ans en première division et 15 ans au niveau international, j’ai observé l’humain, apprenant à transformer les environnements hostiles en espaces de dialogue.
Ma vie est une école de résilience. De l’abandon de mon père, à cinq ans, jusqu’à une opération à cœur ouvert à 50 ans, chaque épreuve a été un terrain d’apprentissage. J’ai appris à ne plus fuir mes peurs, mais à les traverser. Mes échecs eux-mêmes – une erreur d’arbitrage au buzzer – une mission écourtée auprès de l’équipe de France féminine de basket-ball – sont devenus des tremplins. Je ne cherche plus la victoire, je cherche la justesse.


Je ne suis plus arbitre aujourd’hui, j’ai d’autres missions : écouter et éveiller.
On me décrit souvent comme un « agitateur de particules positives », quelqu’un qui replace l’humain au cœur de la performance. Que j’accompagne des athlètes internationaux, des dirigeants d’entreprises ou des équipes professionnelles, mon approche ne change pas : Elle est fondée sur l’observation, l’analyse, l’expérience, l’intelligence du terrain, l’écoute, en cherchant à respecter la singularité, l’humanité de chacun et aussi sur une capacité, presque instinctive, à ressentir chez l’autre ce que les mots ne disent pas encore.
Voilà à ce jour en quelques lignes qui je suis et lorsque l’on me demande d’expliquer ma méthode, mon process, je réponds :
« C’est de mettre du cœur, en remettant du cœur au cœur de la performance ».




